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Restaurer un Windows Server en bare-metal
Anticiper la panne, comprendre la restauration, reprendre le contrôle
Dans un environnement Cloud comme on-premise, un serveur Windows n’est jamais à l’abri : panne matérielle, corruption système, erreur humaine, ransomware…
Lorsque ce serveur héberge des applications métiers critiques, l’impact peut être immédiat : arrêt de production, perte de données, indisponibilité pour les utilisateurs.
C’est dans ces situations qu’une restauration bare-metal prend tout son sens : repartir d’un disque vide et reconstruire intégralement un système Windows fonctionnel à partir des sauvegardes.
1. Les risques liés à la perte d’un serveur applicatif
Un serveur Windows héberge rarement “juste” un OS. On y trouve généralement :
- Des applications métiers (ERP, outils internes, services industriels…)
- Des bases de données
- Des services d’authentification ou d’intégration
- Des configurations spécifiques difficiles à reconstruire
Les scénarios de panne les plus courants
- Défaillance disque ou corruption du système de fichiers
- Mise à jour Windows défaillante rendant le système non bootable
- Erreur humaine (suppression, mauvaise manipulation)
- Attaque ransomware chiffrant le système
- Perte complète de la VM dans le Cloud (suppression, incident provider)
Dans ces cas-là, restaurer uniquement des fichiers ne suffit pas : le système lui-même ne démarre plus.
2. Qu’est-ce qu’une restauration bare-metal ?
Une restauration bare-metal consiste à :
Restaurer l’intégralité d’un système d’exploitation (OS, fichiers, configuration) sur un disque vierge, sans système préinstallé.
Ce que cela inclut
- La structure des disques et partitions
- Les fichiers système Windows
- Les applications installées
- Les services et configurations (via le registre windows)
- La capacité du système à démarrer (boot)
3. Le principe général d’une restauration bare-metal Windows
Quel que soit l’outil (Bareos, NetBackup…), la logique reste la même.
Étape 1 – Préparer le disque
Dans un environnement Cloud, on commence avec un disque totalement vide.
Il faut :
- Définir le bon schéma de partitionnement (GPT pour l’UEFI)
- Créer une partition système EFI
- Créer une partition principale Windows
Cette étape est cruciale : Windows ne pourra pas démarrer sans une structure disque correcte.
Étape 2 – Restaurer les fichiers système
Une fois les partitions prêtes :
- Les fichiers sauvegardés du disque système (C: à l’origine) sont restaurés vers la nouvelle partition Windows
- Le contenu est strictement identique à l’état sauvegardé
Avec un outil comme Bareos, on redirige simplement la restauration vers le bon volume, sans se soucier du système d’origine.
Pour que le système restauré soit pleinement fonctionnel, le registre Windows doit avoir été sauvegardé correctement, ce qui nécessite une sauvegarde réalisée via le service VSS.
Sans VSS, la restauration des fichiers seule ne garantit pas la cohérence du système.
Étape 3 – Rendre le disque bootable (UEFI)
Restaurer les fichiers ne suffit pas.
Il faut également :
- Recréer les fichiers de démarrage Windows
- Enregistrer le système dans le firmware UEFI
- Lier la partition EFI au système restauré
C’est cette étape qui transforme un disque restauré en système réellement démarrable.
Sans elle, Windows est présent… mais ne démarre pas.
4. Restauration des autres disques de données
Un système windows peut être composé de d’autres disques de données (D:\, E:\, etc…). Ceux-ci sont restaurés de même pour assurer l’intégrité du système et les services associés.
En cas de d’existence d’une base de données, la méthode de restauration spécifique est appliqué à celle-ci, sauf si une sauvegarde offline existe : sujet de nouveaux articles IOKeep.
Data Perspective propose le service IOKeep pour assurer le suivi et la capacité de récupération de vos systèmes. N’hésitez pas à nous contacter.

